Poème vietnamien : Gái Quê, et traduction

Publié le 16 Mai 2009



Thơ Việt và dịch qua tiếng Pháp








Gái Quê

Xuân trẻ, xuân non, xuân lịch sự
Tôi đều nhận thấy trên môi em
Làn môi mong mỏng tươi như máu
Đã khiến môi tôi mấp máy thèm
Từ lúc tóc em bỏ trái đào
Tới chừng cặp má đỏ au au
Tôi đều nhận thấy trong con mắt
Một vẻ ngây thơ và ước ao
Lớn lên em đã biết làm duyên
Mỗi lúc gặp tôi che nón nghiêng
Nghe nói ba em chưa chịu nhận
Cau trầu của khách láng giềng bên.

Thơ : Poème de Hàn Mặc Tử





La jeune fille du village

Le printemps jeune, tendre, sage,
Je le reconnais sur tes lèvres,
Tes lèvres fines, éclatantes de vie
Qui font frémir les miennes de désir
Depuis le temps où tu laissais les mèches de tes cheveux
Frôler tes joues vermeilles
J'ai toujours vu dans tes yeux
L'innocence et l'espoir
En grandissant tu as appris le charme
Chaque fois que tu me rencontres tu te caches
en inclinant ton chapeau
On dit que ton père ne consent pas encore
À recevoir de l'étranger voisin l'arec et le bétel.

Dịch : Traduit par H. Péras


Rédigé par Nhạc Việt Dominique

Publié dans #Poème vietnamien et traduction en français

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Audrey 16/04/2010 21:27


Bonjour,
J'ai bien reçu votre mail, je vous remercie beaucoup pour votre aide, ce poème est très bien pour mon anthologie.
Merci également pour tout ces renseignements supplémentaire sur la vie de l'auteur.
Cordialement.


Nhạc Việt Dominique 03/05/2010 10:10



Bonjour Audrey,


 


De rien, ce fut un plaisir de parler de poésie pour les besoins de votre anthologie.


A très bientôt.


Amitiés.



Audrey 12/04/2010 18:29


Bonjour,
Je suis en première et je dois rédiger une anthologie poétique, j'ai choisi comme thème les pays mais malheureusement j'ai du mal a en trouver, es-ce que vous auriez des poèmes sur le Vietnam ou
sur d'autre pays à me proposer ? Merci d'avance.


Nhạc Việt Dominique 12/04/2010 21:36



Bonsoir Audrey,


 


Oui, j'ai un poème vietnamien à vous proposer pour votre anthologie poétique car je sais  bien que ce n'est pas facile de trouver ces textes, quand on ne parle pas la langue
vietnamienne. Je vous ai déjà répondu par mail, mais je voulais faire profiter de la réponse à mes visiteurs. Je vous propose ce poème et sa traduction en français :


 


Đây Thôn Vỹ Dạ


 


Sao anh không về chơi thôn Vỹ


Nhìn nắng hàng cau nắng mới lên


Vườn ai mướt quá xanh như ngọc


Lá trúc che ngang mặt chử điền


 


Gió theo lối gió mây đường mây


Giòng nước buồn thiu hoa bắp lay


Thuyền ai neo bến Sông Trăng đó


Có chở trăng về Kịp tối nay ?


 


Mơ khách đường xa khách đường xa


Aó em trắng quá nhìn không ra


Ở đây sương khói mờ nhân ảnh


Ai biết tình ai có đậm đà ?


 


Poème de Hàn Mạc Tử


 


 


  



Voici le hameau des Roseaux

Pourquoi ne pas retourner au hameau des Roseaux
Voir le soleil levant sur les rangs d’aréquiers
Un jardin tout luisant comme de jade vert
Le visage parfait au travers des bambous.

Le vent suit le chemin du vent, les nuages la route des nuages,
Tristesse de l’eau qui coule, frémissement des maïs en fleurs,
À qui est cette barque à l’amarre là-bas aux rives de la lune
Et pourra-t-elle à temps la transporter ce soir ?

Rêve le voyageur sur la route lointaine, lointaine...
Ta robe est par trop blanche, je ne la discerne pas
Ici les êtres sont voilés de brume et de fumée
Qui connaît la profondeur d’un tel amour ?


 


Traduit par Hélène Péras et Vu thi bich


 


 


 


Voici un résumé sur l'auteur qui va certainement vous toucher :


 


 





 


Han Mac Tu est né en 1912 à Lê My, au nord de Huê, dans une famille catholique de longue date. Au gré des affectations du père,
fonctionnaire des douanes, la famille se déplace dans les villes côtières. 
En 1931, Han Mac Tu adresse trois de ses poèmes à Phan Sào Nam, un lettré révolutionnaire très en vue qui, enthousiaste, les fait publier. 
Han Mac Tu entre au service du cadastre en 1932 puis, en 1934-1935, part pour Saigon où il devient journaliste littéraire. Au bout d’un an, démuni de tout, il rentre à la maison
familiale. 
En 1936, alors qu’est publié son premier recueil, apparaissent les premiers signes de la lèpre. Sa fiancée reconnaît les signes de la maladie et lui annonce son prochain mariage. Pour lui tout
s’effondre. 
La maladie s’aggrave. Du désespoir naît une force créatrice qui fait voler en éclats ce qui restait des conventions poétiques. Un nouveau recueil paraît en 1938. 
Pour s’isoler, il trouve refuge dans les quartiers pauvres de la périphérie de sa ville natale, changeant de gîte, fuyant les services sanitaires français par crainte de
l’hospitalisation. 
La prière et la lecture des Ecritures nourrissent son inspiration : c'est durant cette période que surgissent ses grands poèmes mystiques. 


En 1940, Han Mac Tu se résout enfin à entrer à l'Hôpital. En septembre, il est transféré à la léproserie. 
Il y  meurt, à 28 ans, le 11 novembre 1940, entouré de la sollicitude des religieuses franciscaines auxquelles il dédie un dernier poème, en français, tracé à grand-peine : «Anges du Ciel, anges de Dieu, anges de Paix et de Gaîté, / apportez-moi une couronne. / Je veux me baigner dans l’Océan de Lumière et d’Amour divin».


 


 


 


Je vous recommande vivement ce poème qui est très connu par tous les vietnamiens.


Je vous remercie pour votre commentaire et reste à votre disposition, si toutefois vous avez besoin d'informations complémentaires.


A très bientôt.


Très amicalement.