Poème vietnamien : Tháng Tư Nhớ Mẹ, et traduction

Publié le 10 Avril 2010

 

 

Thơ Việt và dịch qua tiếng Pháp

 

 

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Tháng Tư Nhớ Mẹ  

 

Con đứng bên này một nhánh sông 

Mẹ đứng bên kia một cánh rừng

Nước chảy đưa tình xa vạn lý

Lá rừng  xào xạc mắt rưng rưng 

 

Đâu đây  gà gáy xóm ban trưa 

Hoa cúc vàng tươi ! nở trái mùa

Tháng tư tựa cửa Người trông đợi

Nẽo về lạc lối ánh trăng đưa 

 

 

Nhớ quá Mẹ ơi rất xa xăm 

Từ độ non sông lữa khói tàn

Con sống âm thầm loài cây cỏ

Dọc bờ  sông lặng sóng vô âm

 

Một mai quay về thăm Quê Ngoại

Hỏi cây đa trăm tuổi đầu làng 

Mỗi chiều còn có ai đứng ngóng

Đàn cò sải cánh nắng phân vân

 

 

Tháng tư nghiệt ngã từ năm trước
Dòng lệ thành sông  dợn sóng ngầm

Trăn trở hàng đêm nằm thao thức 

Con thầm gọi Mẹ vọng từ tâm

 

Thơ : Poème de Tôn Thất Phú Sĩ

 

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J’ai l'honore de vous présente un grand poète vietnamien qui réside en France et avec qui j’ai eu l’occasion d’échangé quelques mails, et au fil du temps, il m’a proposé de traduire ce poème, et j’ai accepté avec beaucoup de plaisir.

Si vous souhaitez mieux connaître le poète Tôn Thất Phú Sĩ , je vous invite à cliquer sur ces liens :

http://phusi.over-blog.com/  http://blog.ifrance.com/phusi afin de visiter ses blogs.

De plus, je vous laisse découvrir dans ce recueil ses magnifiques poèmes :

 

 

  

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Voici le lien de son recueil :

THI TẬP  BẾN ĐỢI
KIM THÀNH - PHÚ SĨ - MỘC THIÊNG

 

 

 

Avril, maman tu me manques 

 

Je reste là, sur ce côté de la rivière

Maman tu te cache apeurée de l’autre côté derrière la forêt

L’eau de la rivière emporte notre amour au loin

Les feuilles de la forêt chuchotent, mes yeux sont remplis de larmes

 

Quelque part du village, le coq chante l’après-midi

Les marguerites jaunes s’épanouissent hors saison

En avril, elle attend au seuil de la porte

Que le chemin de mon retour s'égare au claire de lune

 

Tu me manques tellement maman, tu es si loin

Depuis la fin de la guerre sur notre pays

Je vis discrètement comme les herbes sauvages

Le long de la rivière est paisible sans vague

 

Un jour, je rentrerais voir le village natal de maman

Une question à un séquoia centenaire au bout du village

Y avait-il une personne qui m’attendait chaque fin d’après-midi

Et les cigognes déploient leurs ailes dans une vague ensoleillante de mélancolie

 

Depuis ce mois d’avril noir de l’année dernière

Mes larmes deviennent la rivière et créent une vague souterraine 

Chaque nuit je ne dors pas

J’appelle maman en murmurant du plus profond de mon cœur

   

 

 Dịch : Traduit par Dominique TRAN
 
 

Rédigé par Nhạc Việt Dominique

Publié dans #Poème vietnamien et traduction en français

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thanhnha 16/08/2010 13:25


quatrième ligne, il y a une faute de frappe LES FEUILLES (au lieu de feuillent)
Vous avez bien traduit,bravo


Nhạc Việt Dominique 29/12/2010 23:04



Bonsoir Thanhnha,


 


Si vous voulez en échange, je peux vous corriger vos fautes en vietnamien sur votre blog, lol !, c'est vrai, il faut que je veille de ne pas faire glisser de fautes de frappe dans mes textes
en français.


Merci pour votre visite et du compliment sur la traduction.


A très bientôt.


Très amicalement.



Jeannine 22/04/2010 14:05


Très joli poème.
Bonne continuation.
Bises.


Nhạc Việt Dominique 29/12/2010 16:26



Bonjour Maman,


 


Merci, étant un poème destiné aux mamans, je comprends bien pourquoi tu as apprécié ce poème !.


Je t'embrasse.